Wednesday, August 15, 2012

Face à Obama, Mitt Romney

Medicare et le système de santé américain sont devenus les nouveaux thèmes de prédilection de Mitt Romney. Après un début de campagne basé sur la succès économique de l’homme d’affaire, ce revirement pourrait lui porter préjudice.

Dès le début de sa campagne, il y a un an, Mitt Romney avait parié sur des atouts clairs : ce qu’il a achevé en tant que gouverneur du Massachusetts, puis à la tête de l’organisation des Jeux Olympiques d’Hiver de 2002 et, surtout, son parcours d’homme d’affaire fondateur de la société d’investissement Bain Capital.
Son expérience dans le secteur privé est la clef de la relance économique a-t-il assuré pendant des mois.
« Nous avons investi dans plus de cent entreprises et si on fait le calcul, ces business ont créé plus de 100,000 postes depuis, » Romney a-t-il déclaré en parlant de Bain Capital.
           
Mais récemment, la stratégie « self-made man » de Romney s’est effritée. Les publicités du camp démocratique ont fait de Bain leur bête noire et les publicités contre le fond d’investissement se multiplient, au détriment de l’image de Romney.
Ce qui faisait la fierté du candidat républicain est maintenant relégué au fond du placard, à côté des affaires de démantèlements d’entreprises et de licenciements massifs opérés par Bain.
A la place, Romney a zigzagué d’une semaine à l’autre entre un message et un autre, défiant une règle d’or en politique : choisir un thème et s’y tenir. Depuis quelques semaines, le système social, Medicare et l’affaire des taxes ont dominé les débats, le faisant dériver de son but premier : prouver qu’il est meilleur qu’Obama pour gérer l’économie du pays.

Le candidat républicain a bien un argumentaire économique fort, conteste le directeur stratégique de sa campagne Stuart Stevens. Romney se concentre sur les emplois, dit-il, et propose une vision claire et différente de celle d’Obama : ne pas compter sur le gouvernement pour régler les problèmes de la société.


La convention républicaine, du 27 au 30 août, sera un nouveau départ pour le candidat républicain, qui n’aura plus le choix et devra présenter une ligne d’attaque directe et définie de sa politique.

Article rédigé et publié sur http://franceusamedia.com/

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