Medicare et le système de santé américain sont devenus les nouveaux
thèmes de prédilection de Mitt Romney. Après un début de campagne basé sur la
succès économique de l’homme d’affaire, ce revirement pourrait lui porter
préjudice.
Dès le début de sa campagne, il y a un an, Mitt Romney avait
parié sur des atouts clairs : ce qu’il a achevé en tant que gouverneur du
Massachusetts, puis à la tête de l’organisation des Jeux Olympiques d’Hiver de
2002 et, surtout, son parcours d’homme d’affaire fondateur de la société
d’investissement Bain Capital.
Son expérience dans le secteur privé est la clef de la
relance économique a-t-il assuré pendant des mois.
« Nous avons investi dans plus de cent entreprises et
si on fait le calcul, ces business ont créé plus de 100,000 postes
depuis, » Romney a-t-il déclaré en parlant de Bain Capital.
Mais récemment, la stratégie « self-made man » de
Romney s’est effritée. Les publicités du camp démocratique ont fait de Bain
leur bête noire et les publicités contre le fond d’investissement se
multiplient, au détriment de l’image de Romney.
Ce qui faisait la fierté du candidat républicain est
maintenant relégué au fond du placard, à côté des affaires de démantèlements
d’entreprises et de licenciements massifs opérés par Bain.
A la place, Romney a zigzagué d’une semaine à l’autre entre
un message et un autre, défiant une règle d’or en politique : choisir un
thème et s’y tenir. Depuis quelques semaines, le système social, Medicare et
l’affaire des taxes ont dominé les débats, le faisant dériver de son but
premier : prouver qu’il est meilleur qu’Obama pour gérer l’économie du
pays.
Le candidat républicain a bien un argumentaire économique
fort, conteste le directeur stratégique de sa campagne Stuart Stevens. Romney
se concentre sur les emplois, dit-il, et propose une vision claire et
différente de celle d’Obama : ne pas compter sur le gouvernement pour
régler les problèmes de la société.
La convention républicaine, du 27 au 30 août, sera un
nouveau départ pour le candidat républicain, qui n’aura plus le choix et devra
présenter une ligne d’attaque directe et définie de sa politique.
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